Une France plus solidaire!

la crise économique et sociale doit davantage interpeller nos gouvernants à l'approche d'élections présidentielles,  sur la nécessité de bâtir des politiques fondées sur la solidarité nationale. Penser à une politique basée sur la solidarité, c'est investir dans l'avenir. En effet, la prévention d'aujourd'hui évitera à notre société un impact financier et psychologique demain, . Malheureusement les objectifs de réduction des dépenses publiques font des politiques sociales de simples variables d'ajustement des politiques publiques.

Les principales victimes de la crise sont les personnes les plus en difficultés financières, morales et psychologiques. Les mesures de rigueur imposées se répercutent directement sur leur porte monnaie, d'autant plus qu'on les sollicitent à travers la TVA sociale, l'augmentation des besoins de premières nécessités,...

La France a certainement besoin de réformes, mais elles ne doivent aller toujours dans le même sens, c'est à dire les plus bas de l'échelle sociale sont toujours stigmatisés. Dans le champ de la solidarité, le prochain président de la République devra être attentif aux réponses sociales à apporter. Les solutions sociales imminentes éviteront des coûts plus conséquents à l'avenir. Des citoyens qui se portent bien solliciteront moins la sécurité sociales ou les mesures de protection sociale.

Une meilleure répartition des richesses pourrait accompagner une dynamique de solidarité nationale dans les secteurs essentiels tels que la gestion de la dépendance et du handicap, l'organisation des politiques de la jeunesse ou l'aide aux plus démunis.

Il faut repenser la prise en charge de la dépendance par des actions préventives qui permettraient aux personnes âgées de rester davantage autonome. Actuellement, l'aide n'intervient seulement lorsque les personnes âgées sont en perte d'autonomie.

les personnes porteuses d'un handicap souffrent beaucoup de l'inapplication des lois.  Entre les belles solutions législatives et la réalité, l'écart est encore trop grand. Les besoins à la Réunion sont beaucoup plus criants. L'insuffisance en nombres de places pour accueillir les jeunes et les adultes, les difficultés à intégrer dans les écoles les jeunes ayant un handicap, les retards existants au niveau de l'accessibilité, le non respect des places de parking, le chômage important et le non respect du quota de personnes handicapées dans les entreprises et collectivités, ...C'est le quotidien de ces personnes.

L'action gouvernementale depuis une dizaine d'années a mis l'accent sur le volet répressif des jeunes délinquants ou en grandes difficultés. A mon sens, l'aspect préventif de l'ordonnance 1945 mérite d'être réactualisé en offrant des solutions éducatives beaucoup plus soutenues. Le répressif ne peut être dissocié de la prévention. Tout ce qu'on aura pu mettre en oeuvre en amont contribuera à réduire plus tard les actions répressives, plus onéreuses.

Cette vision d'une France plus solidaire se pose avec beaucoup plus d'acuité à la Réunion où les retards sont réels par rapport à la France métropolitaine. Non, je ne suis pas fataliste, je veux que le "réunionnais" ne soit pas victime de réduction des dépenses, alors que nous n'avons pas encore atteint le niveau en nombre de places dans les structures d'accueil et d'équipements en faveur des plus démunis.

Jean Daniel DENNEMONT (Président de Volonté 974)

 

 

 

 

Solidarité nationale

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