La nécessité de reconnaître le chik en affection longue durée (ALD)

La crise sanitaire qui a frappé la Réunion en 2005 et en 2006 a encore des conséquences aujourd'hui, et peut être pour toujours chez certaines victimes du chikungunya. A cette époque, la Réunion avait baissé sa garde en matière de lutte anti-vectorielle. Beaucoup de réunionnais ont été touchés, et certains ont aujourd'hui une maladie invalidante. D'après une étude de Téléchik parue en 2011, le nombre de malades chroniques était encore très élevé, même si la tendance est à la baisse sur le long terme.

D'après une jurisprudence, le chikungunya est reconnu comme accident du travail. Cette reconnaissance devrait s'inscrire aussi en tant qu'affection longue durée (ALD). Aussi, toute une batterie de mesures devraient être pensée sous la forme d'aide ménagère ainsi qu'un suivi social et psychologique, pertinent des personnes malades.

Jean-Daniel DENNEMONT

Commentaires (1)

CHEMIN Anne
  • 1. CHEMIN Anne | 20/12/2012
Il est étonnant que les deniers publics aient été allègrement dépensés pour la grippe A, alors que rien n'est fait pour la dengue, la ciguatera, le chikoungounya dont les séquelles en outre neurologiques sont décrites. La Haute autorité de santé de France semble être sourde à ces travaux. Je suis métropolitaine. J'ai vécu en Guadeloupe durant quelque temps. Mon observation de ce qui se passe dans ce département et de ce qui m'est rapporté des autres DOM TOM montre clairement que la France opte pour une santé à deux vitesses. La santé d'un ultramarin serait-elle donc moins importante que celle d'un métropolitain ? A moins que cela nous arrange que les populations locales soient neurologiquement affaiblies par ces pathologies insidieuses et sans traitement ? Il faut espérer que Christiane TAUBIRA et Victorin LUREL sauront tirer les sonnettes d'alarme déjà moultes fois sonnées par les députés et sénateurs d'outre mer... en vain.

Ajouter un commentaire