L' Avironnais Thérésien CADET, célèbre botaniste, initiateur du Parc

Photo de Enis Rockel.

Texte de Enis rockel paru sur sa page facebook :

Thérésien Cadet, le botaniste réunionnais

Thérésien Cadet est né au Tévélave le 21 juin 1937. Il fait ses études primaires au village et l’un de ses instituteurs dira de lui, depuis cette époque, que « des élèves comme lui, on en trouve que deux par siècle ! » Le collège d’enseignement général sera celui de l’Etang Salé, puis, il ira au Lycée Lecomte Delisle de Saint-Denis, comme tout le monde à l’époque. Il décroche le Bac « S » en 1956.

L’envie de poursuivre les études le pousse à partir, et la famille qui avait des faibles revenus, fait l’impossible pour obtenir de quoi payer le voyage. Le voilà à Paris où il est admis au concours « d’élève professeur », à la Faculté de Sciences, où il rencontre le professeur Plantefol, et cela ne s’invente pas ! Amateur de botanique ce professeur sera le premier à lui inculquer l’amour des plantes, que sans doute, il l’avait déjà subrepticement depuis longtemps.

Ce n’était pas facile d’être Réunionnais en Métropole en 1956 ! L’éloignement de la famille, pas d’amis créoles, le froid, la nourriture… Thérésien réagit positivement en s’impliquant dans la vie associative et devient secrétaire de l’association des étudiants à Paris.

En 1961 il obtient sa licence en botanique, géologie et zoologie et il est admis au concours d’agrégation de Sciences Naturelles. Il est le 9ème de sa promotion. C’est à ce moment-là qu’il fait connaissance d’un médecin retraité, le docteur André Berton, un botaniste passionné, qui sera l’un des personnages les plus importants dans la carrière de Thérésien.

De retour à la Réunion, il est professeur à l’Ecole Normale de Saint-Denis. Il crée et organise au sein de l’école le laboratoire de sciences naturelles. Pendant les vacances il va dans tous les pays voisins étudier leur botanique, pour les comparer à celle de la Réunion. En 1963, il est nommé par le Préfet, Conservateur du Muséum d’Histoire Naturelle. Pendant ce temps, il parcoure aussi toute la Réunion, il rencontre des tisaneurs, des créoles des Hauts, des agents forestiers, pour approfondir ses connaissances botaniques de l’île.

 

Il commence à rédiger un travail sur la flore des Mascareignes. Ce sera une référence ! 21 volumes, il rassemble 172 familles de plantes et près de 7000 échantillons ! En 1977 il présente sa thèse de doctorat à Aix Marseille, « la végétation de l’Île de La Réunion », où il décroche la mention très honorable et les félicitations du jury. Il est l’un des initiateurs du Conservatoire National Botanique des Colimaçons, que hélas, il ne verra pas. Le Conservatoire sera inauguré en 1988, alors qu’il est décédé le 2 février 1987.

 
Merci à Enis Rockel pour cette page sur Thérésien CADET
 
 

Thérésien Cadet