Evitons un nouveau drame social à Proxim'Services!

Le secteur de l’aide à domicile connait à nouveau des difficultés. L’association Proxim’ services a peur de revivre le parcours de l'ARAST. Le personnel redoute des licenciements économiques si le conseil général ne revalorise pas le taux horaire.

Je souhaite qu'une solution soit trouvée au niveau de Proxim'Services pour sauver les emplois et conserver, voire renforcer les avantages existants, et assurer la prise en charge des personnes âgées. Le conseil général doit accroître le taux horaire à un tarif équivalent à la métropole. Le conseil général doit faire preuve de vigilance afin d'éviter qu'un nouveau drame social comparable à celui des ex-salariés de L'ARAST n'apparaisse.

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 Association créée en 1992, elle emploie 641 salariés (dont 540 temps pleins),  des agents à domicile et auxiliaires de vie sociale qui bénéficient à près de 2 500 personnes âgées dépendantes à la Réunion. Déjà deux personnes ont été victimes de licenciement économique, les plus gros salaires (chef de service et cadre de secteur). 

 D’après la CFDT santésociaux, l’association Proxim' Services accuse un déficit de 800 000 euros au 31 décembre 2011. “Cela est dû à la non-revalorisation du tarif horaire et le non-renouvellement de la loi Borloo”, explique Marie Lafitte, secrétaire générale de la CFDT santé-sociaux. La loi Borloo, qui permettait une exonération de charges, a été en partie supprimée. Le taux horaire, financé en grande majorité par le conseil général,  stagne depuis 2008 à 17,59 euros.

D’après les syndicats, un rapport du GIP-SAP (service à la personne) aurait établi un tarif à 18,79 euros pour que la structure soit rentable. En cette période électorale, le conseil général évoque de mettre à 18 euros le taux horaire, lors d'une  assemblée plénière en fin juin. 

 Proxim’ services devrait pouvoir bénéficier d’un fonds d’aide exceptionnel de l’État qui a été mis à disposition de toutes les structures de service à la personne qui se retrouvent en difficulté en France depuis la crise. L’agence régionale de santé (ARS) devrait ainsi prochainement lui attribuer une dotation de 316 000 euros. Les problèmes de  Proxim’ services ne se règleront pas seulement par une revalorisation du taux horaire. Toutefois, Le personnel cite en exemple le tarif fixé en métropole (19 euros). 

Jean Daniel DENNEMONT

Proxim'Services