Environnement et développement durable

La qualité de l'eau se dégrade au Tévelave

Ce mardi 3 juin 2014, la Cise Réunion indique que la qualité de l'eau est dégradée aux Avirons, sur les secteurs suivants : lotissements Miel Vert et La Forêt, chemin des Longozes, chemin Maurer, chemin Parc à Mouton et l'ensemble des voies adjacentes. Les abonnés constatant la dégradation de la qualité de l'eau doivent utiliser de l'eau embouteillée pour la boisson et la préparation des aliments ou à défaut de la filtrer et de la faire bouillir pendant 3 minutes. 

Ce type de communiqué devient une habitude. Le prix de l'eau au Tévelave est équivalent à l'ensemble de la commune. Par conséquent, Les habitants du Tévelave devrait avoir une eau de qualité, c'est à dire l'eau potable.

Cette situation a des conséquences sur le budget des familles du Tévelave puisqu'il faut régulièrement acheter de l'eau minérale pour éviter  de problèmes de santé. 

La négligence du maire dans ce dossier explique ces dégradations à répétition de la qualité de l'eau, en période pluvieuse notamment.

Un nouveau "plan déchets" devrait être adopté!

Les deux centres d'enfouissement de St-Pierre et Ste-Suzanne en service arrivent à saturation, respectivement en 2012 et 2014. La possibilité d'être débordée par nos poubelles approche. les enjeux politiques et politiciens ont bloqué le débat sur plusieurs années. L'agitation de la peur n'a fait que retarder les réponses à apporter à un problème environnemental majeur. L'adoption aux forceps du plan départemental des déchets ménagers et assimilés (PDEDMA), avec beaucoup de retard au regard de l'urgence à proposer des solutions pour éliminer nos déchets, est regrettable.

 Le "plan déchets" du Département préconisé en 2010 s'articulait autour de trois axes :

- La prévention visant un objectif de réduction des déchets ménagers de 7% à l'horizon 2020.

- La valorisation, avec un objectif  de recycler 45% des déchets produits à l'horizon 2015 et 50% en 2020.

- La réduction des quantités à enfouir grâce au prétraitement mécano-biologique.

Les réponses formulées dans le PDEDMA paraissaient insuffisantes pour la préfecture. Tenant compte des remarques du Préfet, Le conseil général a modifié le projet en mettant en place une unité de "valorisation énergétique" par incinération. Cela ne devrait concerner que les "surplus" de boue d'épuration et de déchets verts.

Historiquement,le site retenu pour cet incinérateur a de fortes chances de se retrouver entre Saint-Pierre et Saint-Louis. Nous ne devons pas baisser la vigilance au sujet des garanties en matière de répercussions sur la santé des habitants résidants à proximité. Aux Avirons, nous pouvons être exposés à la fumée lorsque le "vent de Saint-Pierre" souffle. C'est pourquoi, je demande aux services concernés de veiller à ce que cet incinérateur ne soit pas néfaste à notre santé. D'après certains spécialistes de la question, les incinérateurs "nouvelle génération" seraient très performants! Certes, il y a urgence à offrir de nouveau moyens afin d'éliminer nos déchets, mais, restons tous vigilants! ça y va de notre santé.

Jean-Daniel DENNEMONT

 

Plan déchets à la Réunion

Energie thermique des mers, le projet réunionnais menacé par EDF

Dans le Journal de l'Ile de ce jour, il est révélé que le projet d'énergie thermique des mers (ETM), le "nucléaire  tropical", est fortement menacé à la Réunion. Le lobbying d'EDF aurait eu raison de ce vaste projet porté par l'Etat et  par l'ancien président de la Région Réunion. Aujourd'hui, EDF ferait tout pour attirer DCNS, premier constructeur naval européen, et le projet d'énergie thermique des mers en Martinique.

Le financement d'un tel démonstrateur coûterait aux alentours de 400 millions d'euros selon les prévisions de DCNS. Une aide européenne de 150 millions peut être mobiliser dans le cadre de l'appel à projet NER 300. Gageons qu'un tel projet ne sera retenu que pour une seule des deux îles.

EDF se saisit de l'absence de portage politique au niveau régional pour s'engouffrer dans la brêche. Les raisons exprimées par EDF sont exclusivement financières. En effet, tout mégawatt injecté dans le réseau grâce à l'eau des profondeurs réduirait le rendement de sa nouvelle centrale thermique encore en construction au Port Est. Le Journal de l'Ile souligne que la Région s'est un peu endormie sur ce dossier. Elle aurait tout intérêt à reprendre les choses en main, surtout que notre Ile de la Réunion dispose d'atouts indéniables avec un tissu industriel capable de passer à la phase industrielle dixit DCNS, une gestion saine des fonds européens et un marché tout trouvé dans la zone indianocéanique.

 Jean Daniel Dennemont (30/11/2010)