Emploi

Face à l'urbanisation outrancière, nous choisissons les vrais emplois pour les Avironnais

  

La crise économique et sociale est venue amplifier l’aggravation du nombre de demandeurs d’emploi. Les Avironnais souffrent également de cette situation. Certes, l’Etat a des compétences en matière d’emploi, mais la commune a un rôle essentiel pour créer les conditions afin d’impulser une dynamique de l’emploi. Or, nous constatons aujourd’hui que la politique du maire a davantage découragé toutes les initiatives en matière de développement économique, secteur essentiel pour créer des emplois sur les Avirons.  

 Trop de freins empêchent les créations d’emplois aux Avirons

Les chiffres du chômage aux Avirons viennent confirmer le déclin de l’emploi  dans certains secteurs, notamment l’agriculture et le tourisme, ainsi qu’une augmentation importante du nombre de demandeurs d’emplois.

Le maire manque d’ambition en matière de développement économique. Il se réfugie exclusivement dans des contrats précaires financés par l’Etat. Ce choix s’explique par le fait que ceux qui ont un contrat aidé sont dans un lien de dépendance envers le maire.

En 26 ans de pouvoir, voilà l’héritage que le maire laisse aux Avironnais :

-          Une baisse importante du nombre d’agriculteurs sur les 10 dernières années.

-          Une augmentation de 34.2% du taux de chômage en 5 ans. Ceux qui sont inscrits depuis un an enregistrent une augmentation de 46 % entre janvier 2006 et janvier 2011.

-          Aucune zone d’activités économiques  sur les Avirons.

-          Un recrutement communal qui exclut de plus en plus d’avironnais aux postes clefs.

-          Un secteur touristique bloqué par l’inaction du maire.

Le maire est incapable de mobiliser les différents dispositifs d’insertion tels que le PLIE (Plan Local pour l’Insertion et l’Emploi), les contrats d’alternance,  le manque de projets pour mobiliser les contrats dans le cadre des chantiers d ‘insertion.

Le maire se contente du minimum proposé et ne se bat pas pour trouver des solutions d’insertions supplémentaires. En outre, aucune véritable politique de formation des Avironnais en faveur des postes susceptibles d’être créées au sein de la mairie. Cette situation est d’autant plus incompréhensible de la part de celui qui préside le centre de gestion et qui est délégué régional du C.N.F.P.T. (Centre National de la Fonction Publique Territoriale).

Face à la politique du maire d’urbaniser à outrance au détriment de l’emploi, je propose de mettre en place une politique volontariste pour créer des emplois pérennes en faveur des avironnais.

Nous devons nous mobiliser sur les dispositifs favorisant le développement de l’emploi. 

Relançons l’emploi aux Avirons !

La relance de l’emploi sur le territoire communal s’articule autour des objectifs suivants :

-          Redynamiser le secteur touristique.

-          redonner à l’agriculture ses lettres de noblesse et encourager le développement économique.

-          Permettre au public le plus éloigné de l’emploi de se réinscrire dans une insertion professionnelle.

-          Permettre aux Avironnais d’accéder aux postes créés au sein de la collectivité.

 Ces objectifs seront traduits par un plan d’action coordonné par un chef de projet « développement économique » dont les missions s’articulent autour de l’information, le conseil et l’accompagnement des activités économiques créées. Les agriculteurs,  les artisans, les commerçants et  les prestataires touristiques  bénéficieront d’une aide précieuse dans leurs démarches administratives.

Redynamiser le secteur touristique :

 -          Développer l’animation touristique au Tévelave. Nous devons réfléchir à une meilleure utilisation des espaces communaux en faveur de ce secteur. Des prestations touristiques de qualité pourraient capter une forte clientèle touristique capable de générer des emplois.

-          Permettre aux habitants de développer des activités à caractère touristique : savoir-faire, produits du terroir, animations touristiques diverses,….

-          Transformer la route du Tévelave en route touristique car ce village est en passe de devenir un dortoir de plus.

Redonner à l’agriculture ses lettres de noblesse et encourager le développement économique :

 

L’agriculture était une des richesses des Avirons. Or, la politique d’urbanisation irréfléchie a contribué à détruire de nombreux emplois dans ce domaine. Le maire n’a pas aidé les agriculteurs à obtenir le prolongement de l’Antenne 8 jusqu’aux Avirons. De même, la politique du conseil général d’augmenter les périmètres irrigués est restée lettre morte dans notre commune.

 Nous devons réparer ces erreurs majeures du maire en permettant de relancer le secteur agricole. Notre rôle est aussi d’encourager l’écoulement des produits agricoles.

Par ailleurs, le centre-ville des Avirons devrait être redynamisé pour contribuer à son développement économique. Nous devons préserver le tissu commercial existant tout en favorisant l’implantation de nouvelles activités ce qui conduirait à un accroissement de la création d’emplois. Pour cela, une réorganisation du centre-ville doit avoir lieu en transformant certains espaces tels que le service technique et les places de parking. Ce centre-ville mérite une animation commerciale, culturelle et sportive. La mise en place de cette nouvelle politique exige un véritable partenariat avec la chambre de commerce et d’industrie (CCIR) comme le font déjà plusieurs communes.

 Permettre aux Avironnais d’accéder aux postes créés au sein de la collectivité :

 Les avironnais sont de plus en plus formés. C’est pourquoi nous devons définir une politique de formation en fonction des postes susceptibles d’être créés au sein de la collectivité communale. Des plans de formations devraient être pensés pour favoriser la réussite du jeune avironnais aux concours dans la fonction publique territoriale. Identifions les compétences locales pour ensuite permettre la construction  de profils types pour accéder aux postes créés par exemple dans le domaine de la petite enfance où des places devraient être créées.

Permettre au public le plus éloigné de l’emploi de se réinscrire dans une insertion professionnelle : 

Développer les ateliers de chantier d’insertion pour le public le plus éloigné de l’emploi. Pour cela, nous impulserons la création de régies  de quartiers dans différents domaines dont celui de l’animation et de l’embellissement. 

Créer des projets avec le réseau associatif afin de permettre à davantage de jeunes de s’inscrire dans les contrats d’avenir et les services civiques. 

Créer des emplois dans le cadre des contrats d’apprentissage, avec une perspective d’intégration au sein de la collectivité. Cette démarche se déroulera quand des créations de postes seront envisagées. Notre volonté est de favoriser l’implication des Avironnais dans les projets communaux. 


Toute politique de développement de la ville des Avirons impose une réflexion sur l’impact au niveau des créations d’emplois. 

La jeunesse doit être la priorité. Il faut leur permettre d’entrer dans la vie active. Aujourd’hui, nous avons cette chance de posséder des jeunes compétents et dynamiques aux Avirons pour répondre aux offres d’emplois existants sur le territoire. 

Je m’engage afin que l’emploi soit la priorité des priorités. 

Jean Daniel Dennemont (Les Avirons)

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Une clause pour favoriser l'insertion

La maison de l'Emploi  (MDE) du grand sud s'engage dans un travail partenarial avec les collectivités territoriales et les société d'économie mixte (SEM) pour encourager des "clauses d'insertion" dans les marchés publics. Ainsi, une convention partenariale est signée à ce jour entre la MDE et les communes de l'Entre-Deux, Saint-Pierre et l'Etang-Salé. Je souhaite que la ville des Avirons intègre cette démarche qui consiste à favoriser l'insertion des publics en difficulté.

Dans un contexte économique difficile je préconise une politique volontariste en matière d'insertion des jeunes. Le relais de l'insertion pourrait jouer ce rôle d'animateur et de fédérateur de la politique d'insertion sur le territoire avironnais. Les différents bénéficiaires des marchés attribués aux Avirons devraient introduire cette clause d'insertion. Parallèlement, il me semble judicieux de développer les chantiers d'insertion où les jeunes pourraient être accompagnés et formés durant leur parcours.

Jean Daniel Dennemont

 Leu carrefour de l'emploi 2011

Protégeons l'emploi à la Réunion!

La situation de l'emploi à la Réunion est particulièrement inquiétante. La crise est venue conforter une réalité, dans un pays qui bat des records du nombre de demandeurs d'emploi. Les chiffres diffusés par la direction du travail montrent que pour le 29 ème mois consécutif, le chômage a progressé à la Réunion. Sur une année, ce sont 16400 demandeurs d'emploi en plus, soit une augmentation de 14,7%. Même chez les jeunes de moins de 25 ans, là où il y avait une légère accalmie depuis quelques mois, un accroissement de 1,5% est noté par rapport au mois d'août.

La dégradation des chiffres du chômage doit interpeller davantage les acteurs politiques qui devraient mesurer plus sérieusement les conséquences de leurs décisions. L'arrêt de projets structurants ainsi que certaines décisions de la loi de finance 2011 au détriment des ultramarins, la réduction de la LBU ou les blocages des services fiscaux pour obtenir l'agrément lié à la défiscalisation des logements sociaux, sont autant d'orientations pour aggraver la situation de l'emploi dans notre département.

Par ailleurs, la mise en place d'un véritable développement endogène favorisant la production locale mérite une volonté politique beaucoup plus importante. De même, un soutien réel des réunionnais est à construire  en faveur de la consommation locale. j'ai malheureusement l'impression qu'on est trop dans une logique immédiate de réduction des prix, tout à fait compréhensible, mais aux conséquences parfois fâcheuses pour l'emploi des réunionnais. Certains politiques ont eu des réflexes démagogiques tendant à montrer le bon côté de leurs propositions pour améliorer le pouvoir d'achat. Et pourtant, il y a urgence à protéger la production locale, véritable facteur de création d'emplois dans notre île. Il faut conserver l'emploi des pompistes, l'octroi de mer qui permet à certains secteurs d'être compétitifs face à la concurrence mondiale,... Il faut être solidaire envers les entreprises qui créent de l'emploi à la Réunion, lorsque les relations humaines sont acceptables bien entendu. C'est un choix à opérer pour l'avenir!

Jean Daniel DENNEMONT (28/10/2010)