Ananlyse des résultats à la Réunion

Le premier enseignement de ces élections, c'est la vague rose qui a emporté le PCR et la droite. Le PS a capitalisé la victoire de François Hollande à la présidentielle. Les réunionnais ont fait preuve de logique politique en accordant une large majorité à la Réunion aux socialistes.

Le deuxième enseignement, c'est la volonté de renouveler la classe politique à la Réunion. Une jeunesse qui prend en main le destin de la Réunion avec de nouveaux députés tels que Monique Orphé, Erika Bareigts, Jean Jacques Vlody et Thierry Robert. Ces nouveaux élus remplacent les "anciens" Nassimah Dindar ou André Thien-Ah-Koon, incarnant les méthodes du passé et les alliances contre-nature.

Le troisième enseignement, c'est l'échec du PCR et la droite. La vague rose a tout balayé sur son passage. Le droite réunionnaise descend très bas. Pour la première fois depuis très longtemps la droite n'est pas représentée à l'Assemblée Nationale. Elle doit s'atteler au travail pour reconstruire une opposition suffisamment solide sur de nouvelle base. Le PCR subit un échec cuisant en n'ayant aucun candidat retenu pour le second tour des législatives. Il devrait faire face au nouveau mouvement d'Huguette Bello qui risque d'aspirer l'électorat et les cadres "rénovateurs" du PCR dont Eric Fruteau. La crédibilité de Paul Vergès est sérieusement entâchée en raison de certaines décisions incomprises. A p artir de là nous pouvons nous questionner sur la capacité du PCR à rebondir.

Le quatrième enseignement, c'est l'émergence d'une nouvelle force politique le Modem, qui obtient un siège de député, et deux autres candidats au second tour. Nous pouvons tout de même nous interroger sur la pérennisation de ce parti dans le temps, d'autant plus que le mouvement enregistre au niveau national une défaite de son leader, François Bayrou.

Ces victoires d'aujourd'hui démontrent une volonté des réunionnais à changer et à renouveler la classe politique réunionnaise, ce qui déssine des perspectives intéressantes pour 2014.

Jean Daniel DENNEMONT

Analyse