Aménagement du territoire

Le commissaire enquêteur émet un avis défavorable sur la modification du PLU à Chemin Pavé

Lors du conseil municipal du 3 février 2012, dans le rapport N°12,  je suis intervenu afin de saluer l'initiative des propriétaires de la zone "Chemin Pavé". Ils  ont réagi avec pertinence pour éviter l'adoption du projet initial de modification du plan local d'urbanisme (PLU), adopté précédemment au sein de l'instance communale.

Aussi, j'ai déploré l'absence de concertation en amont, d'un projet  qui aurait pu être préjudiciable à certains riverains. En effet, ils ont eu la désagréable surprise de voir, lors de l'enquête publique,  leurs parcelles particulièrement rognées sur le plan, alors qu'il existe d'autres solutions pour désenclaver cette zone d'aménagement .

  La façon de procéder me laisse perplexe! Le cabinet d'études retenu fixe ses orientations sur la base de consignes émanant de la mairie des Avirons. Je me pose la question de savoir les raisons de cette insuffisance de réflexion dans un projet favorisant l'aménagement d'un quartier et le développement de l'habitat. Pourquoi une telle précipitation dans ce projet?

Ma conception du développement est basée sur l'implication des habitants, surtout ceux qui sont directement concernés, et  cela avant même l'ébauche  d'une orientation. C'est fini le temps où les décideurs imposaient leur vision, sans concertation! Heureusement que le commissaire enquêteur s'est appuyé sur les remarques des principaux acteurs!

Ce passage en force du maire a échoué. Le commissaire enquêteur a émis un avis défavorable suite aux différentes observations écrites et orales défavorables émises notamment par les "petits" propriétaires  concernés. "Le commissaire enquêteur souligne la nécessité d'une concertation plus poussée avec les propriétaires avant toute poursuite du projet communal."

De ce fait, le maire a été contraint de se conformer aux préconisations du commissaire enquêteur.  Plus que jamais, la vigilance est de  mise dans ce dossier. Avec vous, je veillerai à ce que les administrés de ce quartier soient associés pleinement à la réalisation de ce projet.

Jean Daniel DENNEMONT (Conseiller municipal des Avirons)

Le Grand Sud doit être une chance pour les Avirons

 Vers une fusion Civis - CASud ?

Dans le projet de schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI), le préfet de la Réunion estime qu'un rapprochement entre la CIVIS et la CASUD est pertinent. Cette idée est la mienne depuis de longues années. J'ai toujours regretté que pour des raisons politiques, la micro-région sud n'ait pas réussi à s'organiser afin d'être encore plus forte pour faire avancer les dossiers du Grand Sud. Ces divergences politiciennes ont duré dans le temps, et chaque intercommunalité a réalisé des actions et construit des projets de développement, et aussi chacun de son côté a défini son champ de compétences.

  Aujourd'hui, nous nous retrouvons avec des compétences distinctes entre la CIVIS et la CASUD. A titre d'exemple, parmi les compétences optionnelles, la gestion de l'eau et de l'assainissement relève de la CASUD, ce qui n'est pas le cas de la CIVIS. Sur ce point, au niveau des Avirons, je pense que nous sommes en mesure de gérer l'eau et l'assainissement à l'échelle communale. Je ne souhaite pas un transfert de ces compétences là à l'intercommunalité, car cela risque de faire exploser la participation financière de nos contribuables.

 Toutes les décisions prises dans le cadre de cette fusion doivent être regardées avec la plus grande vigilance pour que les avironnais ne se retrouvent pas surpris par des augmentations brutales de charges les incombant. L'esprit de solidarité et de mutualisation des moyens doit prendre le dessus afin que les petites communes puissent vraiment bénéficier des avantages que représente une grande communauté d'agglomération. A travers l'intégration de la ville des Avirons au sein de la CIVIS nous pouvons voir les retombées financières sur les projets communaux, illustrées par l'aménagement de l'ex-ferme Fort.

 Le Grand Sud devrait être une demande qui émane des sudistes. Il naîtra à son rythme en fonction de nos aspirations de sudistes. Son calendrier et sa concrétisation ne peuvent pas pas être imposés par le préfet. Elle ne peut se réaliser en cours de mandat. La réflexion mérite déjà d'être menée afin de permettre dès 2014, année de renouvellement des conseils municipaux, la concrétisation du projet.

 Jean-Daniel DENNEMONT